Bridget Jones Baby : 1 et 1 font 4

L’héroïne d’Helen Fielding est de retour sur nos écrans, plus en forme que jamais. Nous l’avions quittée tourmentée entre les deux hommes de sa vie, la revoici toujours aux prises avec les affres de l’amour. Cette handicapée de l’engagement parviendra-t-elle à trouver enfin la stabilité ?

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Jour d’anniversaire chez Bridget. Mais le cœur n’est pas vraiment à la fête quand on souffle ses quarante-trois bougies seule. De plus, c’est une journée bien triste puisque notre Bridget farfelue doit assister à une cérémonie en la mémoire de Daniel Cliver (inoubliable Hugh Grant), disparu dans un crash d’avion. C’est aussi l’occasion de revoir Mark Darcy. « L’un est marié et l’autre est mort » mais « bénis soient les gays » : Bridget, quelque peu délaissé par ses amies, mères de famille, peut toujours compter sur Tom pour faire la fête. Sauf qu’il a décidé d’adopter et de se ranger. Loin de se laisser sombrer, elle se laisse entraîner par sa collègue à un festival où elle fait la connaissance de Jack, au sens biblique du terme. « Finie la jachère sexuelle » et place « à un bon ramonage ». Mais une semaine plus tard, à un baptême où ils sont tous deux parrain-marraine du bébé, Bridget et Mark retombent dans les bras l’un de l’autre. Trois mois plus tard, elle apprend qu’elle est enceinte. Qui peut bien être le père ?

Toujours aussi gaffeuse et maladroite, notre Bridget internationale est bel et bien de retour pour se vautrer dans la boue et initier des situations rocambolesques en cascade. Cette « grossesse gériatrique » va entraîner des péripéties bien embarrassantes à l’aube d’une famille poly-amoureuse. Parfois à la limite du lamentable, Renée Zellweger parvient toujours à nous faire tomber sous le charme de son personnage dont nous prenons grand plaisir à retrouver ici. La voix off qui traduit ses pensées intérieures ne manque pas de saveur tout comme les incursions dans les deux opus précédents à l’aide d’images dans lesquelles nous pouvons nous remémorer dix années de tumultes amoureuses. La BO est cette fois-ci encore soignée et dynamique. Les protagonistes, filmés en plans serrés la plupart du temps, nous sont familiers et nous avons l’impression de faire partie de leurs aventures.

Humour et émotions sont toujours au rendez-vous. Mark Darcy, qui passe toujours son temps à sauver le monde sans voir que c’est Bridget son monde à lui, est une nouvelle fois irrésistiblement coincé et touchant de maladresse affective. Colin Firth est toujours aussi convaincant et énervant dans ses hésitations constantes. Pour faire oublier aux fans l’absence du sexy Hugh Grant, il fallait un remplaçant de taille. Patrick Dempsey, le Docteur Mamour de la série Grey’s Anatomy, fait des ravages et relève le défi haut la main. Quelle scène mémorable que celle où ils arrivent tous les trois à la maternité ! Dans un second rôle fort remarquable, notons la présence hilarante d’Emma Thompson en gynécologue compréhensive, humaine et cocasse.

Si le dernier plan nous laisse suggérer une possible suite, ce troisième opus nous montre une Bridget plus mature mais toujours aussi vitaminée. Bridget Jones, on l’aime telle qu’elle était, telle qu’elle est et telle qu’elle sera, c’est ainsi ! Tant pis si l’équation est un peu bancale, et la fin quelque peu attendue, on se laisse bousculer par ce nouveau volet au happy end qui ravira les fidèles spectateurs.

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