Flashdance : saisir la chance d’accéder à ses rêves

Film emblématique des années 80, Flashdance est devenu une comédie musicale actuellement en tournée dans toute la France. L’occasion rêvée de replonger dans cet univers pop rock qui donne la part belle à la danse et aux rêves. Un show à l’américaine porté avec talent par la jeune Priscilla Betti et Gaétan Borg ainsi que par une troupe énergique et homogène qui sait nous montrer le chemin pour atteindre les étoiles.

flashdance
© Cheyenne Prod.

Ambiance années 80 avec la comédie musicale Flashdance qui fait la tournée des Zénith en s’inspirant du mythique film d’Adrian Lyne et retour en adolescence quand nous rêvions sur notre canapé à cette histoire d’amour sur fond de danse et de sensualité. Pourtant, nous sommes ce soir bien loin des clichés d’un show à l’américaine pour midinettes (bien qu’il nous faille admettre que le public féminin avait répondu présent en plus grande majorité que ces messieurs). Devenus adultes, d’autres thèmes essentiels à la construction d’une vie harmonieuse nous apparaissent et sautent aux yeux comme le dépassement de soi et l’accès à des ambitions élévatrices pour atteindre et réaliser ses rêves. Croire en soi, faire le grand saut, défier le sort, trouver la force de se dépasser et montrer à tous ce que l’on veut et ce que l’on est sont des ambitions et des valeurs fortes non négligeables pour toute une génération, à l’heure où les réseaux sociaux crées des identités virtuelles nous éloignant de nous-mêmes.

Alex Owens est ouvrière dans une aciérie le jour et danseuse dans un club la nuit. Ce qui l’anime, c’est la danse, la passion, la musique. Nous sommes alors en 1984, à Pittsburg comme le rappelle le tableau d’ouverture, un remake vidéo du film, dont l’esprit se retrouve tout au long du spectacle, où l’on découvre Alex, sur son vélo, se rendant à l’usine de sa ville d’acier qui emprisonne les rêves. Puis d’un coup, nous voici à l’intérieur, sur le plateau éclairé de rouge où les métallurgistes soudeurs en combinaison beige gagnent leur vie comme ils le peuvent en cette période de crise économique. Mais la romance entre la belle soudeuse et le patron, le ténébreux Nick Hurley, risque fortement de compromettre ses rêves d’intégrer l’académie de danse dont elle espère réussir le concours d’entrée, soutenue par la délicieuse Anna, ancienne professeur de ballet.

Si l’on excepte les tubes comme Maniac ou What a feeling d’Irène Cara (scène inoubliable de l’audition finale) interprétés en anglais, le livret signé Tom Hedley et Robert Cary, sur une musique de Robbie Roth, semble un peu faible dans les traductions françaises mais qu’importe, l’énergie fougueuse de la troupe mise en scène par Philippe Hersen parvient à dépasser ce léger défaut. Il faut dire que les chorégraphies de Marjorie Ascione, mêlant les genres, du break dance au ballet en passant par la danse moderne ou le hip-hop, sont d’un dynamisme époustouflant. Avec un impressionnant travail sur les lumières et les clairs-obscurs, la très belle et astucieuse scénographie, qui joue sur les ombres, les hauteurs et les perspectives, bénéficie d’un renfort pertinent de la vidéo qui agrandit considérablement l’espace scénique, nous faisant passer en un éclair de l’usine au loft d’Alex, de la rue à l’académie de danse ou à l’intérieur soigné d’Anna. Le besoin irrépressible de danser la vie émane de chaque membre de la troupe des trente danseurs, avec à sa tête le formidable et convaincant duo de protagonistes. Priscilla Betti, repérée à l’âge de 11 ans sur le plateau de Drôles de petits champions et qui a sorti plusieurs albums avant de se tourner vers la comédie où elle obtient le premier rôle en 2008 de la série Chante !, a beaucoup changé. L’enfant-star a bien grandi. Gracieuse, de nature sauvage voire féline, elle envoûte par sa prestation autant physique qu’émotionnelle quand elle incarne avec une grande justesse Alex tandis que le ténor à la voix puissante, Gaétan Borg, fait des étincelles en donnant vie avec beaucoup d’aisance au beau Nick Hurley. Cependant, le couple-phare ne supplante en rien le reste de la distribution de haut niveau, parfaitement homogène et irréprochable, dont nous nous devons de souligner la sublime performance de Gloria, dont nous ignorons le nom malgré de longues recherches, qui frise la perfection dans son solo où elle exprime pleinement toute sa fatigue de vivre.

Les rêves suffisent-ils pour croire au bonheur ? Il n’y a qu’un moyen de le savoir : essayer ! Alors sortez les body échancrés et vous aussi faites le plein d’énergie comme si le monde entier n’existait pas ou bien laissez-vous tout simplement porter par le show. Chanter, danser et célébrer la vie : voici le programme qui vous attend si vous croisez la route de la tournée de Flashdance.

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