Avant-programme : la présélection de ThéâToile du Festival d’Avignon

Chaque année, avec le printemps, il y a un événement qui revient comme un rayon de soleil après la pluie hivernale : la programmation du Festival d’Avignon. La 70ème édition du IN se déroulera du 6 au 24 juillet prochain et c’est déjà l’occasion de dresser la liste non exhaustive de nos envies, nos attentes, nos craintes aussi. Petit tour de l’avant-programme qui laisse présager une belle édition.

Festival Avignon

Côté théâtre :

Pas moins de 11 spectacles ont attiré notre attention à la lecture du programme. Des choses très diverses, des pièces qui nous semblent immanquables, certaines qu’il faudra voir pour confirmer une impression, d’autres enfin qui titillent notre soif de découverte. Comme il sera impossible de tout voir, l’heure des choix douloureux est venue et déjà les doutes de passer à côté d’une pépite nous rongent.

Après avoir été très présente sur Paris cette saison, Maëlle Poésy partira à la conquête d’Avignon avec Ceux qui errent ne se trompent pas. La création, qui se jouera du 6 au 10 juillet au Théâtre Benoît-XII, fait partie des plus grosses attentes de cette 70ème édition, au même titre que Les Damnés par Ivo van Hove qui signe ici le grand retour de la Comédie-Française dans la Cour d’Honneur du Palais des Papes. Olivier Py, qui nous avait beaucoup déçu l’an dernier avec son Roi Lear, proposera un spectacle itinérant d’après Eschyle : Prométhée enchaîné. Gageons que cette pièce de guerre saura faire oublier les erreurs du passé. Fortement attendu, les grecs du Blitztheatregroup présenteront à l’Opéra Grand Avignon leur 6 AM How to disappear completely qui avait fait forte impression au Festival Scènes d’Europe en février dernier à Reims. Au Cloître des Carmes, il ne faudra pas rater la nouvelle création d’Angélica Liddell, ¿Qué haré yo con esta espada ? et l’événement incontournable de la FabricA sera sans nul doute le 2666 par Julien Gosselin avec pas moins de 12h de représentation pour adapter les cinq parties de l’œuvre de Bolaño. Pour la réouverture de la Carrière de Boulbon, Jean Bellorini est très attendu. Après son formidable et fascinant Tempête sous un crâne, d’après Les Misérable de Victor Hugo, qu’il reprend actuellement au TGP de Saint-Denis dont il assure la direction, il adaptera l’œuvre de Dostoïevski en présentant Karamazov dont nous espérons une réelle prise de risque. Thomas Jolly, qui avait divisé les critiques avec son Richard III, montera la Radeau de la Méduse au Gymnase du Lycée Saint-Joseph. Le jeune metteur en scène qui se lancera dans l’opéra la saison prochaine, sera également présent avec un feuilleton théâtral (Le ciel, la nuit et la pierre glorieuse) qui imaginera l’évolution du Festival d’Avignon dans 70 ans mais cette création nous emballe beaucoup moins que l’adaptation de l’œuvre de Georg Kaiser. Après Des arbres à abattre que nous avions raté la saison dernière mais qui sera présenté à Paris dans les prochains mois, Krystian Lupa revient à Avignon avec Place des héros de Thomas Bernhard et devrait une nouvelle fois emporter l’adhésion des spectateurs. D’autres propositions attirent également notre intérêt et notre attention, notamment Lenz par Cornélia Rainer et 20 november de Lars Norén par Sofia Jupither.

Côté indiscipline :

De ce côté-là, les trois propositions faites dans cette catégorie nous font de l’œil. Yitzhak Rabin : Chronique d’un assassinat par Amos Gitaï, Het Land Nod par FC Bergman et Espæce par Aurélien Bory méritent une attention particulière et devraient pouvoir être une belle découverte pour le premier et la confirmation d’un talent déjà bien révélé pour les deux autres.

Côté danse :

Très peu d’attirance pour la programmation danse du Festival, mis à part les deux performances d’Ali Chahrour (Fatmeh et Leïla se meurt). Le jeune chorégraphe libanais devrait fortement nous émouvoir avec son inspiration des chansons d’Oum Koulthoum et sa danse contemporaine avec des interprètes non-professionnels. Cependant, nous gardons également en réserve deux propositions et nous verrons le moment venu ce que nous en faisons. Il s’agit de We’re pretty fuckin’ far from okay de Lisbeth Gruwez et Babel 7.16 de Sidi Larbi Cherkaoui et Damien Jalet, une création et une recréation belges qui attirent notre regard mais sans véritablement savoir pourquoi.

Autres désirs :

En attendant de découvrir la programmation du OFF d’Avignon, nous soulignons le concert-vidéo Prima Donna de Rufus Wainwright qui sera donné le 24 juillet dans la Cour d’Honneur du Palais des Papes ainsi que les deux expositions à ne pas rater : celle d’Adel Abdessemed, Surfaces, à l’église des Célestins et celle de Johnny Lebigot, D’une chute d’ange, à La Mirande.

La programmation complète de cette 70ème édition est à retrouver ici. Une chose est sûre : cet avant-programme nous met déjà l’eau à la bouche et il nous tarde de nous plonger dans la chaleur estivale d’Avignon.

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