Exodus, Gods and Kings revisite l’histoire de Moïse

Le nouveau film de Ridley Scott était très attendu et ne déçoit pas, malgré certaines critiques et polémiques, en nous offrant une somptueuse relecture biblique et une fresque épique époustouflante.

 affiche française du film

L’histoire est archi-connue et pourtant Ridley Scott la transpose à merveille sur grand écran. 1300 ans avant notre ère, le peuple hébreu est réduit en esclavage qui fait rage en Egypte. S’affronte alors deux grands héros, deux « frères » : Ramsès et Moïse. Si le deuxième sauve la vie du premier, conformément à la prédiction de la prêtresse, Moïse ne pourra jamais accéder au trône et prendre la succession de Séthi (épatant John Turturro). Peu importe, il livre bataille aux côtés des siens. Mais à la mort du père, Ramsès lui succède et des rumeurs de plus en plus persistantes sur la naissance de Moïse circulent en Egypte. Il serait hébreu ! Malgré quelques longueurs, Exodus trouve son rythme dès la scène, d’une grande émotion, où Moïse est séparé de sa prétendue mère, Bithiah et de Myriam, sa serveur et servante de celle qui l’a recueilli. Seule fausse note : le choix peut judicieux de représenter Dieu sous les traits juvéniles d’un enfant qui accompagnera Moïse jusqu’au bout de son exode. Les scènes de combat sont spectaculaires et la vue panoramique des champs de bataille est grandiose mais le casting percutant apporte également beaucoup à la réussite de ce fascinant péplum biblique. Christian Bale incarne un Moïse sensible et charismatique, épatant de justesse. Joël Edgerton, sous les traits de Ramsès, est tout aussi savoureux, sans oublier la présence de la lumineuse María Valverde dans le rôle de Séphora, l’épouse dévouée de Moïse et du séduisant Aaron Paul dans la peau de Josué.

Même si Ridley Scott prend quelques libertés pour interpréter le passage crucial des Dix Commandements, il revisite à merveille l’histoire de Moïse sans en oublier les grandes lignes. Les 10 plaies d’Egypte que Dieu inflige à l’Egypte pour convaincre Ramsès de laisser partir le peuple hébreu sont remarquablement bien portées à l’écran :  les eaux du fleuve changées en sang, les grenouilles, les mouches, les pustules, la mort des troupeaux, la grêle, les sauterelles, les ténèbres… rien n’est épargné jusqu’au fléau ultime de la mort  des premiers-nés, dont le fils de Ramsès qui, fou de chagrin, libère le peuple hébreu qui entame son exode vers Canaan, guidé par Moïse, lui-même accompagné par Dieu dans son périple. Pris de remords, il tentera de faire machine arrière et de stopper les esclaves affranchis, en vain, avec une confrontation poignante entre les deux protagonistes au milieu de la Mer Rouge qui se referme. Tout se passe alors dans le regard et c’est bouleversant, tout comme la scène de reconnaissance entre Moïse et sa famille ou le magnifique tableau final. La bande-originale, signée Alberto Iglesias, est un véritable bijou sonore qui sert à merveille ce bluffant blockbuster qui marque le retour du grand Ridley Scott.

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