Jarocho : il était une fois le Mexique qui s’invita au Théâtre Mogador

Donné uniquement pour cinq représentations exceptionnelles, du 9 au 13 juillet 2015, et pour la première fois en France, la troupe de 30 danseurs et 9 musiciens d’orchestre live, dirigée par Richard O’ Neal, a présenté Jarocho, il était une fois le Mexique au Théâtre Mogador. Ambiance nocturne muy caliente à Paris.

Affiche du spectacle

Un spectacle très dynamique a eu lieu sur la scène du très beau Théâtre Mogador. Sur un texte en espagnol (traduit sur de petits panneaux lumineux), l’histoire du Mexique nous a été contée. D’ombres derrière un tissu imprimé sur fond rouge en passant par des pas de flamenco mêlés de claquettes au son d’une musique entraînante, rien n’a été oublié. Avec une dominance de couleurs chaudes (orange, violet, jaune vif…), les lumières ont parfaitement mis en valeur les groupes de danseurs. En ligne, en duo ou en motif symétrique, ils se sont emparés de la scène pour des chorégraphies très fluides. Parfois rejoints par des musiciens mexicains (banjo, harpe, chanteur…), les danseuses ont pu faire virevolter leur longue robe à volants tandis que les hommes, dans des costumes coordonnés, faisaient l’admiration du public en donnant la pulsation et le tempo avec leurs talons. La présence d’un orchestre live en hauteur a contribué au folklore mexicain avec des tonalités jazzy principalement.

Même si certains tableaux ont pu sembler répétitifs, la magie a opéré, notamment avec une danseuse soliste, suspendue dans les airs, agrémentés d’une lumière violette doublée d’effets comme des étoiles, avant de revenir au sol pour un duo à la fois doux et très explosif, d’une fluidité impressionnante. Semblant tourbillonner sous la voûte céleste, ils ont offert au public un instant de grâce, moment suspendu. Telle une fée maléfique, la danseuse a ensorcelé les spectateurs avec sa robe en voile, légère et transparente dans des tons violines. Autre ambiance : un tableau avec du chant et une danse beaucoup plus primitive, ode à la Terre, dont les costumes à dominance ocre, marron et vert ont emporté le public dans une autre civilisation.

Ainsi se sont succédés des tableaux variés, alternant parfaitement rythme soutenu et plus lent, moments de chant et de danse, solos, duos ou collégiales. La chaleur des voix et des lumières ont fait de Jarocho un spectacle muy caliente, jouant sur les ombres et les couleurs. Que ce soit une sorte de tango au milieu des tables d’une terrasse de restaurant ou un tour de force flamenco, danse de l’amour qui se consume, sans musique, ovationné par le public, en passant par une scène de rivalité lors des rencontres nocturnes à la Havane, il est incontestable que le spectacle a su nous faire voyager sans nous faire quitter notre fauteuil. Les airs très connus du Mexique ont résonné dans le théâtre comme la fameuse Bamba qui a clôturé la soirée laissant à chacun des étoiles plein les yeux et une irrésistible envie de partager une tequila pour prolonger la fête.

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